Mon enfant a peur des monstres : 5 conseils pour en venir à bout
La peur des monstres est l’une des peurs les plus fréquentes chez les enfants… et souvent l’une des plus déstabilisantes pour les parents ! Tout allait bien, et soudain, au moment du coucher, c’est la panique : refus d’aller dormir, pleurs, appels en boucle, angoisse dès que la lumière s’éteint… Rassurez‑vous : cette peur est très courante, normale et transitoire dans le développement de l’enfant. Dans cet article, je vous explique d’où vient la peur des monstres, pourquoi elle impacte autant le sommeil, et surtout je vous livre 5 conseils concrets et efficaces (testées à la maison !) pour aider votre enfant à la dépasser en douceur.
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Peur des monstres : origine et conséquences
D’où vient la peur des monstres ?
La peur des monstres apparaît généralement entre 3 et 7 ans, qui correspond à la période-clé du développement de l’imaginaire. À cet âge, l’enfant commence à comprendre que le monde est vaste, complexe, parfois imprévisible… mais il n’a pas encore les outils cognitifs pour faire clairement la différence entre le réel et l’imaginaire ! Son cerveau crée donc des scénarios pour donner une forme à ses angoisses.
Les monstres deviennent alors une projection symbolique de peurs bien réelles : peur de la séparation, de l’inconnu, du changement, ou même fatigue accumulée. Cette peur peut avoir un impact direct sur le quotidien : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, refus d’aller seul dans sa chambre, voire anxiété en journée.
Peur des monstres et peur du noir : quel lien ?
La peur des monstres et la peur du noir vont très souvent de pair. Pourquoi ? Parce que l’obscurité stimule fortement l’imaginaire ! Dans le noir, les repères visuels disparaissent, les ombres prennent des formes étranges, et le cerveau de l’enfant comble les « vides » avec ce qu’il connaît (ou imagine !).
La différence entre les deux, c’est que le noir est un contexte, tandis que le monstre est une création mentale. Mais l’un nourrit l’autre : le noir rend les monstres possibles, et les monstres rendent le noir angoissant. Comprendre ce lien permet de mettre en place des solutions adaptées, notamment autour de l’environnement du sommeil, pour que les enfants (ET les parents !) puissent retrouver des nuits sereines.
Identifier la cause chez votre enfant
Avant d’agir, il est essentiel de comprendre ce qui a déclenché cette peur. Est‑elle apparue soudainement ? Après un dessin animé, une histoire entendue à l’école, un livre, une discussion entre adultes, ou même un événement marquant (déménagement, rentrée scolaire, naissance d’un petit frère…) ?
Identifier l’origine de la peur des monstres chez votre enfant permet de mettre des mots dessus, de la rendre plus compréhensible pour lui… et donc moins envahissante. N’hésitez pas à poser des questions ouvertes, sans minimiser ni dramatiser : qu’est‑ce qui te fait le plus peur, à quel moment le monstre arrive‑t‑il, à quoi il ressemble…
Conseil n°1 : le pschit anti‑monstres
C’est l’astuce anti‑monstres qui a le mieux fonctionné chez nous, pour nos deux enfants, donc je vous la donne en premier ! Le principe est simple, mais très efficace : préparer un pschit anti‑monstres.

Concrètement, j’ai utilisé une bouteille d’hydrolat de fleur d’oranger pour ses propriétés apaisantes (vous pouvez utiliser aussi un hydrolat de lavande), mais vous pouvez aussi utiliser un vaporisateur classique avec de l’eau, ou le parfum réconfortant de votre choix. J’y ai ensuite collé une étiquette « Potion anti‑monstres » en expliquant à mes enfants que ce spray faisait fuir tous les monstres. Chaque soir, avant de se coucher, l’enfant vaporise lui‑même la potion sur les endroits qui lui font peur : placard, dessous du lit, tiroirs, porte…
Vous pouvez fabriquer votre propre étiquette, ou utiliser l’un des 3 modèles à télécharger gratuitement que je mets à disposition (vous n’avez plus qu’à l’imprimer et la coller sur votre propre bouteille). Simple, magique, et surtout très rassurant pour l’enfant 🙂

Conseil n°2 : instaurer un rituel du soir anti‑monstres du soir
Cela va de pair avec le conseil précédent : après avoir informé les enfants que j’ai acheté une potion anti-monstre, on a mis en place un rituel anti-monstres défini ensemble.
Chez nous, comme indiqué, avant de se coucher, il va diffuser le pschit lui-même : c’est important qu’il fasse le geste, pour être acteur de cette routine et pour que vous puissiez identifier les endroits sources d’inquiétude (et ainsi, prendre soin ensemble chaque soir que tous les placards, objets… qui peuvent faire peur soient bien fermés et/ou rangés). Ensuite, dans le lit, on énumère ensemble tous les monstres et on se rappelle s’ils existent ou non, en fonction des peurs de votre enfant (chez nous : « les vampires ? Ça n’existe pas ; les sorcières ? Ça n’existe pas ; les momies ? Ça a existé au temps des égyptiens mais elles ne sont pas vivantes » etc.)
N’hésitez pas à solliciter votre enfant pour savoir ce qui lui ferait du bien à lui, et mettre en place un rituel qui réponde à ses propres peurs !
Conseil n°3 : lire des livres adaptés sur la peur des monstres
Les livres sont d’excellents outils pour aider les enfants à apprivoiser leurs peurs. Certains albums abordent la peur des monstres avec beaucoup de douceur et d’humour, ce qui permet à l’enfant de s’identifier, mais surtout, de relativiser. Parmi ceux qu’on aime beaucoup ici :

Le Gruffalo (et ses déclinaisons), 14€

Cher Monstre, 14€
Ces histoires montrent des monstres maladroits, gentils ou peureux eux‑mêmes, et aident l’enfant à changer son regard sur ce qui l’angoisse. À lire de préférence en journée ou en début de soirée, pas juste avant d’éteindre la lumière. Si vous avez d’autres titres de livres contre la peur des monstres, je suis preneuse de vos recommandations en commentaire !
Conseil n°4 : utiliser une veilleuse adaptée
Une veilleuse peut être d’une grande aide pour les enfants qui ont peur des monstres ou du noir. L’objectif n’est pas d’éclairer la chambre comme en plein jour, mais de rassurer sans stimuler, pour favoriser l’endormissement.

Privilégiez une lumière douce, chaude, fixe (évitez les veilleuses clignotantes ou trop lumineuses). Certaines veilleuses projettent des formes rassurantes, d’autres diffusent une lumière très faible suffisante pour que l’enfant reconnaisse sa chambre et se sente en sécurité. Bien utilisée, la veilleuse aide à réduire l’imaginaire anxiogène sans perturber le sommeil. Chez nous, on a cette veilleuse Pixie de Béba qui est très pratique car peut aussi faire office de lampe torche (mais sur batterie, donc à recharger pour éviter une panique en pleine nuit si la veilleuse est tombée en rade !).
Conseil n°5 : être présent, sans minimiser
C’est sans doute le conseil le plus important ! Quand un enfant a peur, sa peur est réelle pour lui, même si elle ne l’est pas pour nous. Nier ou minimiser (ça n’existe pas, il n’y a rien, tu n’as pas à t’inquiéter…) peut renforcer son sentiment d’insécurité.
S’il se réveille la nuit, allez le rassurer rapidement, écoutez‑le sans l’interrompre, puis aidez‑le à faire la distinction entre réalité et imagination. L’idéal est de l’accompagner pour qu’il se rendorme seul, plutôt que de rester jusqu’à l’endormissement complet : ainsi, lors des micro‑réveils, il ne sera pas surpris par votre absence, ce qui pourrait accentuer ses peurs.
Peur des monstres chez l’enfant : en conclusion
La peur des monstres fait partie du développement normal de l’enfant, et avec des astuces adaptées, de la patience et beaucoup de bienveillance, elle finit toujours par s’estomper. Si toutefois ces peurs persistent dans le temps, deviennent envahissantes ou s’accompagnent d’autres signes d’anxiété, n’hésitez pas à consulter un.e pédopsychiatre ou psychologue spécialisé.e. Parfois, un regard extérieur permet de débloquer la situation plus sereinement. Et surtout, rappelez‑vous : accompagner son enfant dans ses peurs, c’est aussi lui apprendre à mieux les gérer plus tard ❤️
Si vous avez d’autres conseils ou des recommandations de livres pour la peur des monstres, n’hésitez pas à les partager en commentaire pour que j’étoffe l’article 🙂
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